Chairlift - Something

Chairlift – Something

16/03/12 | Critiques

Chairlift est un peu spécial. A plusieurs titres. Premièrement, la première écoute m’avait donné l’impression d’entendre la musique à travers un talkie walkie passé au micro ondes. Mais ce n’était qu’un problème matériel, résolu en changeant d’ordinateur (vous vous en foutez, je sais). Mais cela ne m’avait pas préparé à tomber dans un album aussi étrange…

La plage d’intro aux gimmicks électros surranés intrigue, la voix rappelle par quelques moments la chanteuse de The Knife (quelques moments j’ai dit), et certains sons me rappelent pas mal Fever Ray (étrange n’est-ce pas?). Les morceaux s’alternent avec un son un peu vintage, portés par la voix très particulière de la chanteuse.

Je ne sais pas vraiment dire si j’ai aimé l’album tant certaines pistes m’attirent tandis que d’autres me répulsent totalement, mais ce qui est sûr c’est que le duo arrive à jouer énormément avec tout ce que les années 80 ont pu faire de meilleurs (non pas l’horrible pop synthé française!), mais peut être trop. En effet, beaucoup de morceaux souffrent d’une surenchère inutile d’effets audio.

Et si certains morceaux sont efficaces, malheureusement le tout manque cruellement d’unité à mes yeux. La voix de la chanteuse reste à mes yeux superbe, mais très mal gérée sur pas mal de pistes. C’est un album qui se laisse écouter agréablement, mais qui malheureusement ne laissera pas un grand grand souvenir…

 

Une semaine sous Android

Une semaine sous Android

06/03/12 | Blog, Critiques

Afin de pouvoir enfin tester Android, le système de Google, j’ai mis la main sur une des tablettes équipées à savoir, la Sony S (par souci d’écosystème électronique aussi : télé Sony, Playstation 3, …) afin de pouvoir enfin me forger un avis (même si je n’ai jamais été un détracteur de cet OS, contrairement à certains :P).

Sony S

La tablette en elle même est très jolie, extrêmement ergonomique, l’apparence « en goutte » est un peu étrange au premier abord, mais force est de reconnaitre qu’elle est bien plus agréable à tenir en main qu’un Ipad, le poids étant parfaitement réparti pour une tenue en main. Les boutons de fonctions situés dans la tranche droite par contre ne sont pas top, surtout le bouton d’allumage qui y gagnerait à se trouver au coeur de la tranche et pas avec les autres sur le rebord supérieur. La batterie par contre c’est une autre histoire. Comparé à mon iPad, l’autonomie est catastrophique, plongeant très rapidement (la tablette en veille ne tient pas 3 jours).

L’application télécommande développée par Sony est très sympathique, mais souffre des manquements de la tablette (clic, …) et d’un catalogue pas assez fourni à mon goût. De plus, la fonction d’apprentissage (quand la télécommande n’est pas dans le catalogue) est plus qu’hasardeuse.

Android

Pour en venir à Android… Le système ici est très « pur », très peu de choses ajoutées par Sony, donc une expérience techniquement vierge. Je reste globalement sur mon impression générale pour Android, c’est à dire un vrai souci d’ergonomie. Pour moi, cet OS demande quand même un peu d’expérience pour être pris en main. Le tout saccade parfois légèrement, plante (souvent), mais dans sa globalité reste agréable à utiliser. Je ne sais pas si c’est l’OS ou la tablette, mais glisser sur l’écran relève parfois du défi tellement la tablette interprète trop rapidement le moindre contact comme un clic.

Cependant, l’on voit clairement que c’est un OS orienté smartphones, tant par la gestion de la tablette, que par la pauvreté de l’offre pour les applications de ces mêmes tablettes. Grosse déception d’ailleurs, et qualité hautement inégale. Et l’on ne m’ôtera pas de la tête que l’Android Store est une saloperie immonde absolument pas bien agencée où le pire côtoie le meilleur (si quelqu’un a d’ailleurs un moyen pour virer les publicités qui apparaissent en notification sur la tablette, je suis preneur).

L’intégration avec les systèmes Google (tant normaux que Google Apps) est par contre parfaite (au même titre qu’iCloud & iOS), et tout roule assez bien (si ce n’est le widget calendrier qui se met à jour au petit bonheur la chance, c’est assez particulier). En soi, c’est une chouette tablette, mais qui pour moi ne mérite pas vraiment son prix par rapport à l’expérience qu’elle offre. Maintenant, j’attends avec impatience la nouvelle itération d’Android pour qu’elle prenne peut être une autre dimension :)

Le FOntainas

Triste Capitale

30/11/11 | Politique

Vous avez surement eu vent de ce qu’il s’est passé il y a peu dans le bar le Fontainas (Bruxelles), où deux individus (bourrés) sont rentrés pour insulter / molester la clientèle (principalement gay) dans un florilège d’insultes homophobe. Un des serveurs s’est défendu, et a donné trois coups de couteaux à l’un des agresseurs, l’envoyant direct à l’hôpital.

Ce n’est pas la première agression homophobe, ce n’est pas la dernière, malheureusement. Et je voulais en profiter pour parler de mon ressenti face à Bruxelles. De tous temps, les capitales ont été des lieux de « refuge » pour les holebis, des endroits plus ouverts, plus libres, où l’on pouvait vivre au grand jour, se retrouver dans des bars, sortir (et dieu sait que je déteste sortir dans le milieu gay, mais c’est un espace dont beaucoup ont besoin pour se retrouver). Pas Bruxelles.

Bruxelles était pour moi une belle ville, une ville dans laquelle je voulais vivre, et que j’ai mis du temps à appréhender. Mais à Bruxelles, j’ai vu et subit des choses que je n’ai jamais vu dans une autre capitale auparavant. Les insultes homophobes sont quotidiennes (alors même que je suis le dernier à tenir mon copain par la main où a l’embrasser en public, c’est dire), quand ce ne sont pas carrément les tentatives de passage à l’acte (ou des bouteilles lancées vers moi et mon compagnon). Plusieurs de mes amis ont d’ailleurs eu l’immense joie de se rendre à la police pour coups et blessures.

Mais Bruxelles laisse faire. Bien sûr l’on parle de plan tolérance, l’on fait des débats, l’on fait intervenir des personnes, mais Bruxelles ne fait rien. Pire, Bruxelles se transforme peu à peu, et en tant qu’homosexuel, il y a plusieurs endroits où je ne veux plus mettre les pieds, trop risqués, trop fermés, trop dangereux (et ce y compris Anneessens situé à 300 mètres de mon appartement).

Pire, cela devient une habitude de croiser des troupeaux d’homophobes près des lieux gays (ce à 300 mètres du commissariat, rassurant), n’hésitant pas à insulter toute personne trop « pédé » à leur goût, voir en passer aux mains quand cette personne aurait le culot de répondre, portant atteinte à leur glorieuse virilité.

Alors je ne vais pas déplorer ces coups à un béotien primaire. Loin de moi l’idée de vouloir qu’il y reste (quoique.), mais je ne comprends que trop bien ce mouvement de défense, quand les insultes, les coups, les projectiles lancés contre les holebis sont quotidiens. Je ne comprends pas que dans une ville comme Bruxelles, certains ne comprennent pas les principes de base de vivre ensemble et de tolérance, et je finis par me dire que je n’ai plus les mêmes valeurs que cette ville / ce pays.

Et non je ne pleurerai pas sur un homophobe, je ne me larmoierai pas sur une série d’excuses qu’on ne manquera pas de nous chier: parents absents, vie en quartier difficile, … car de tels actes font partie des bases morales de notre société, ce sont les socles même de la tolérance, de l’acceptation de tout en chacun, et ces valeurs fonctionnent bilatéralement. Non ces actes ne sont pas excusables.

Mes pensées vont au Fontainas et aux personnes présentes ce soir là, mais cet évènement n’est que la cristallisation de centaines d’autres, de brimades quotidiennes, qui rendent notre capitale de plus en plus invivable pour les holebis. Mes pensées vont à tous les holebis de la capitale, et de partout dans ce foutu pays, qui continuent à subir les brimades de beaufs primaires, incapables de vivre et laisser vivre. Le travail qu’il reste à faire est énorme, titanesque, et il serait sérieusement temps de se bouger le cul (et d’ailleurs faites un tour sur la page de l’association Outrage qui tente de changer tout ça).

Des pistes existent, des initiatives sont mises en place, mais où en est l’information dans les écoles? Où en sont les rappels des bases du vivre ensemble? Bref: Qu’est-ce que vous foutez, BORDEL?!

Mise à jour: récit des évènements sur le site du journal Le Soir

Oh Land!

Oh Land!

24/11/11 | Critiques

Oh Land est une très jolie découverte, une vraie petite perle pour qui aime se laisser bercer au son d’une voix particulière, d’une série de mélodie qui s’accrochent à votre esprit.

La première chose que j’ai aimé dans cet album, c’est déjà graphiquement l’aspect rétro/vintage de la pochette, un soin très particulier accordé à l’image que l’on retrouve aussi à travers les clips de la chanteuse. Puis la voix, si particulière, assez chaude, me faisant par moments penser à Dusty Springfield pour sa chaleur et sa douceur. Une voix particulière, unique, qui détonne assez dans le paysage actuel. (En plus la madame est très jolie, et c’est pas tous les jours que je mets des madames sur mon site, alors c’est que ça vaut le coup :P)

Oh Land

L’album en lui même alterne très bien entre différents tempos, avec une entrée toute en douceur sur Perfection et Break The Chain, pour partir plus dans l’up-tempo sur Sun of A Gun (qui donne foutrement envie de bouger :D), rythme que l’on retrouve tout autant sur Voodoo, avant de repartir sur des morceaux plus smooths avec Lean, Wolf & I (superbe). Human repart en plus rythmé, suivi par White Nights qui a un petit côté acidulé faisant sourire (un de ces morceaux qui rend de bonne humeur). Helicopter suit cette même voie, suivi par We Turn It Up & Rainbow qui viennent clôturer l’album en beauté (pour mieux pouvoir repartir en boucle yihaaaa).

C’est un album parfait pour cet hiver, le genre d’album que l’on peut écouter tranquillement chez soi, en se laissant porter, tout en douceur. Bon, je retourne l’écouter, je dois en être à la vingtième écoute depuis 2 jours :P

Community Manager

Birdy Nam Nam CM or not?

18/11/11 | E-Reputation

Il y a quelques jours, le groupe Birdy Nam Nam (que je ne connaissais absolument pas avant ceci dit :D) a littéralement pété une case via sa page Facebook, suite à plusieurs remarques assez acerbes suite à l’annulation d’un concert (hop, décor planté, je vous rajoute quelques fleurs et un jardinet?).

Birdy Nam Nam Clash

S’en est suivi un immense débat de fond sur la nécessité que le groupe aurait eu d’engager un Community Manager et d’avoir un plan de communication et blablablabla…. non. Non, je ne pense pas que ce groupe ait besoin d’un Community Manager. Un commerce, une entreprise, oui, un groupe de musique, qui fait l’effort de tenir lui même sa page Facebook (et pas via son attaché presse), devrait continuer à le faire.

Et ce pétage de cable est tout bonnement humain, et non il n’aurait pas du être atténué, polissé (je suis le seul à en avoir ras le bol de ce polissage constant de tout?), à travers le prisme d’un Community Manager. La musique est un art plus qu’un produit de consommation, quelque chose que l’on vit, quelque chose qui passionne. Et c’est ce côté humain, passionné, direct, que l’on retrouve dans cette réaction.

A l’heure d’internet, où chacun peut donner son avis, où l’on crée des posts pour réussir à gérer, coloniser ces nouveaux espaces d’expressions, il me semble de plus en plus que certains se permettent énormément, en se croyant en sécurité derrière un pseudonyme (pour preuve les commentaires sur les articles des sites d’actualités débordant de racisme et d’homophobie primaire, propos qui, je suis certain, ne seraient jamais assumés par les personnes ouvertement). Et certains se permettent beaucoup, allant même jusqu’à l’insulte, c’est leur droit. Mais je ne suis pas d’accord sur le fait qu’on devrait à chaque fois leur répondre avec des pincettes.

Shame - Deaf Bastard

Lors de la manifestation Shame, nous avons reçu énormément de mails contenant des insultes, des propos haineux (certains allant très très loin comme nous traiter de collabos, traitres à la mémoire de nos grands parents, …) et d’autres personnes ne voulant rien comprendre du tout (comme l’illustre l’image ci dessus). A ces insultes, j’ai toujours préféré répondre humainement, à savoir: oser envoyer bouler très loin l’insulteur (voir même passer mes nerfs dessus, après tout, il avait commencé non?).

Bien sûr j’ai eu des réactions outrées « ha vous réagissez comme ça alors que vous êtes organisateur de la manifestation?! », et oui. Oui on a le droit de réagir comme ça, car pourquoi le manque total de respect devrait se traduire en retour par des réponses respectueuses, affables, effacées? Pourquoi, du fait de la position du receveur, celui ci ne peut pas se permettre de lui aussi répondre avec son coeur.

U Mad?

Donc non, Birdy Nam Nam n’a pas besoin d’un Community Manager, et ils n’en auront jamais besoin. Pas dans ce domaine, pas quand ça les passionne, pas tant qu’ils restent aussi humains que ce qu’ils ont montré.

A lire aussi:

- Le cas Birdy Nam Nam sur Enthral

Spotify

Spotify: nouveaux horizons?

17/11/11 | Blog

Dans notre beau petit royaume, nous avons cet immense avantage de recevoir toutes les dernières avancées technologiques avec quelques siècles de retard. Ainsi vient d’arriver dans nos contrées le service Spotify (d’ici 3 mois devrait débarquer Deezer, c’est beau la technologie hein?), service de streaming musical (aka radio version 2.0. pour la-ménagère-de-cinquante-balais).

Et j’avoue que je suis assez bluffé, et que leur playlist de lancement pour la Belgique m’a fait découvrir pas mal de chouettes titres déjà. Spotify permet en effet d’écouter, via internet, pas mal de musiques gratuitement (contre pubs périodiques absolument pas dérangeantes en fait) (deux abonnements sont en plus proposés pour se passer des limitations du service & permettre entre autre l’écoute hors ligne). Et ce service déchaine déjà pas mal de personnes entre défenseurs de la gratuité & dinosaures de l’ancien modèle.

Spotify - Mac

Personnellement, ma vision des majors se résume à un joyeux ensemble de porcs se vautrant dans un lit de bénéfices immenses (le secteur ayant été un des plus lucratif au monde), incapables de voir de nouveaux horizons se dégager, et s’accrochant comme des diables à des modèles mourants (point de vue très bien résumé dans cette lettre ouverte). Je n’englobe bien sûr pas dans cette description les petites maisons indépendantes qui font un travail assez formidable. (Puis personnellement, quand les dernières actions des majors se résument à imposer une censure mondiale, ça donne pas très envie de les aimer).

Car cela fait très longtemps que je n’ai plus rien découvert grâce aux majors. Subit, oui, noyé, oui, découvert:non. En effet, à part le matraquage radiophonique (ou les DJs) et les midinettes écoutant leur musique à fond, cela fait très très longtemps que je  n’ai plus eu l’occasion de découvrir de vraies belles choses, car celles ci ne sont plus du tout mises en avant.

Merci les majors

Mes dernières découvertes musicales se situent à trois endroits différents: via Youtube & consorts (où des gens mettent en ligne pas mal de vidéos me faisant découvrir de nouveaux artistes, le tout ayant mené à une dizaine de vinyls et d’achats sur Youtube), via Spotify et d’autres services de streaming en ligne (idem, plusieurs achats pour pouvoir écouter hors ligne) et via les liquidations de la FNAC (obligée de se débarasser de centaines de cds à 1-2€, résultat: 40 nouveaux artistes découverts!).

Dès lors, je ne peux que rejoindre cet article de Yann Lebout, sur le défi actuel qui se pose pour les petits artistes, à savoir: se faire découvrir et connaitre par tout en chacun. Et c’est là que des services comme Spotify font des merveilles, car ils aident à faire découvrir de nouveaux artistes (d’ailleurs je vous invite à découvrir ma Work Playlist). Combien de fois n’avez vous pas passé un cd, une cassette à quelqu’un, pour lui faire découvrir des nouveautés?

Et c’est sur ce point là que les majors ne comprennent pas, et qu’ils se trompent de combat. Car en retirant des morceaux des services de streaming, en supprimant à la volée des fichiers Youtube, en régionalisant un média immatériel (cette vidéo n’est pas disponible dans votre pays blablablabla), ils brident cette découverte de nouveautés, là limitant à leurs canaux (qui eux se résument simplement à leurs vaches grasses).

Dès lors, je ne peux que défendre l’arrivée de tels services, qui se battent pour exister, dans notre petit pays. Même si à l’heure actuelle, je trouve profondément débile & incompréhensible d’être bloqué par des organismes comme la SABAM pour lancer des services d’un point de vue mondial.

Tout travail mérite salaire, évidemment, mais encore faut-il pouvoir se donner les moyens de vivre de ce travail. Et cela ne passe pas sans se faire découvrir par un public le plus large possible.

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Batman - Arkham City

Batman: Arkham City

14/11/11 | Critiques

Cela fait quelques jours que je m’éclate énormément au nouveau jeu de la franchise Batman (sur XboX 360 pour ce coup ci), Batman Arkham City. Le premier volet m’avait déjà bien passionné, mais celui ci le surclasse largement de mon point de vue.

Batman: Arkham City

Déjà, c’est un plaisir de retrouver à peu près toutes les têtes de l’univers de Batman (ce jusqu’à Robin =P Surtout Robin :D), mais aussi à peu près l’intégralité des vilains de ce comics (ça m’a d’ailleurs donné une énorme envie de lire tous les comics, mais malheureusement, c’est un chouya dur à suivre comme série).

Batman: Arkham City - Robin

L’univers est noir à souhait, pil poil ce que j’aime dans Batman (et ce que je retrouvais moins dans les films de Tim Burton, trop « cartoon » à mon goût), et l’histoire est foutrement bien construite. L’on retrouve ainsi Batman plongé dans un asile-ville gigantesque, seul contre tous, entouré de ses pires ennemis, avec parfois l’aide de quelques alliés.

Batman: Arkham City - Robin

Le gameplay est vraiment bien géré, et c’est un plaisir de diriger l’homme chauve souris à travers les niveaux. La difficulté est bien dosée, et l’on se prends très très rapidement au jeu. De plus la durée de vie est assez impressionnante, n’étant actuellement qu’à environ 20% du jeu après 2 bonnes semaines d’acharnement.

Graphiquement, le jeu est superbe, respectant pil poil l’univers de Batman, sa noirceur, ses personnes tellement atypiques, et le moteur graphique fait vraiment un très très bon travail. Le jeu regorge de plus d’énigmes en tout genre et de tous les niveaux, chacun devrait donc y trouver son compte.

Donc si vous avez l’occasion, n’hésitez vraiment pas, ce jeu vaut vraiment le coup ;)

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Tintin : Ze Moovie

07/11/11 | Critiques

En bon belge (une fois fieu), je me devais d’aller voir Tintin. Non pas que j’en ai réellement quelque chose à faire (j’avoue ne pas vouer le culte que certains semblent vouer à la ligne claire et au Dieu Hergé), mais parce que cela fait (un peu) partie de l’identité (faible) de notre (petit) pays.

Tintin Movie

Puis parce qu’il y avait quand même une belle brochette de personnes à la réalisation entre Spielberg, Jackson et surtout surtout Moffat. Et ensuite parce que j’ai de toute façon un abonnement Unlimited à l’UGC ce qui me rassure sur le fait de ne pas donner un kopec (je sais que c’est purement psychologique mais voilà) à cette chère Moulinsart S.A. (on reparlera un de ces quatre des droits d’auteurs une fois mort).

Je ne m’attendais pas à quelque chose de formidable, ayant attendu un petit peu (que la masse se presse tout ça, j’aime pas être un citron), j’avais eu quelques retours assez élogieux sur le film, de bonnes surprises, un moment agréable, il me fallait donc vérifier absolument. (oui ça va je vais parler du film, levez pas les yeux au ciel).

Tintin Movie

C’est donc armé de mes splendides lunettes 3D (que Lagerfled déchiquetterait en petits morceaux) que j’ai été voir Tintin (en VF svp, pour une fois je transgresse ma règle des VO). Assis dans la salle le film commence, petite pointe de tristesse de ne pas retrouver la musique du générique des vieux dessins animés, mais enchanté par un générique superbe faisant un bel hommage tant à Hergé qu’à Saul Bass.

Et le film commence. Et pour la première fois depuis longtemps, je trouve le compromis 3D/effet réaliste superbe. La palette de couleurs reprend les vieux albums du reporter du petit vingtième, l’on retrouve le même monde, et les personnages reviennent tels qu’on les a connus (enfin bon bof pour Tintin, mais de toute façon il est roux.).

Tintin Movie

Globalement l’histoire est bien rythmée, plaisante, avec quelques passages un peu longuets (mais bon, à l’heure actuelle, on s’ennuie vite, on ne va pas le reprocher à tous les films). Ce n’est sûrement pas le film du siècle, mais vraiment pas le navet, l’affront que certains craignaient. Le travail de Spielberg, Jackson et Moffat est pour moi admirable et très respectueux de l’esprit de Hergé, et j’avoue que c’était ma plus grande crainte.

Donc voilà, un film à voir, sauf si vous aussi la Moulinsart S.A. vous donne des envies de meurtre, auquel cas vous trouverez surement un autre moyen de le voir ;)

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The Cake is a Lie

Joyeux 500 jours!

26/10/11 | Politique

Voilà, ça fait donc 500 jours tous beaux tous ronds que nous n’avons pas de gouvernement (ma bonne dame), le pire, c’est qu’on commence à s’y faire, voir même que l’expression est en passe de devenir l’équivalente des dents des poules (au stade où on en est, elle est déjà un running gag). 500 merveilleux petits jours à assister à une sorte de Feux de l’Amour ou de Dallas de nos chers politiciens, entre interviews salopes, coups bas cachés, paroles mielleuses susurrées ça et là.

Dallas

Je ne sais pas vous, mais personnellement j’ai commencé à ne plus y faire attention, tellement j’ai l’impression depuis quelques centaines de jours d’avoir coincé la touche « RTL à l’infini » de ma télécommande et de ne plus jamais être surpris. Je lisais tantôt le blog de Vinch (t’aurais pas une place dans ta valise?), et je me suis retrouvé dans une expression toute simple « j’aime ce pays autant que je le déteste ». Et c’est vrai que ma relation avec ma mère patrie (main sur le coeur, yeux levés vers les cieux, regards extatiques svp) commence à tourner tout doucement en vinaigre au plus cette crise perdure et s’enlise.

Bien sûr il y a de l’espoir (que voulez vous ma pôv dame, depuis que la greluche de Pandore a ouvert la boite, c’est à peu près ce qu’il nous reste), bien sûr on l’aura ce gouvernement (mais si j’vous assure, allez quoi!), mais j’avoue que tout doucement, ça ne me fait absolument plus ni chaud ni froid (bon, par contre les blagues beaufs « Et alors vot’ gouvernement? » et autres « D’toute façon z’avez pas d’gouvernement! » me donnent envie de leur faire rentrer le drapeau national par des orifices abscons).

A voir comment notre pays avance, avec quel sérieux on planifie notre futur (oui, c’est ça qui est merveilleux en politique, personne n’en a rien à foutre mais ça va influer sur pas mal de nos petites vies), je crois même que l’envie de mettre les voiles se fait de plus en plus pressante.

Alors bien sûr j’ai tenté de m’intéresser un peu à la politique française (traduction: grâce aux bombardements des partisans socialistes que j’ai ça et là, je n’ai pas vraiment eu le choix), mais pour très vite m’apercevoir que niveau politique, c’est pas plus folichon (c’est pas nous, c’est les autres, c’est rien que des méchants, nous on est beaux et merveilleux (repeat ad libitum). Donc j’ai rapidement laissé tomber.

Donc j’espère voir enfin cette vaste blague se terminer (surtout que bon, elle ne fait plus marrer grand monde), avant que je ne me mette à m’intéresser fortement à l’organisation politiques des Papous d’Alaska (comment ça y’a pas de papous en Alaska?!).

P.S.: Je recherche aussi activement l’assassin de mon Klout, faites signe si vous avez des informations :D

Goûts & Couleurs

Goûts & Couleurs

18/10/11 | Blog

Je viens de tomber (grâce à Geoffrey Roucourt) sur un article assez intéressant d’un site gay suisse « 360° » (vous enfuyez pas, vous retrouvez ça sur n’importe quel site de rencontre quel que soit votre orientation), titré vaillamment « Les sites de drague gay, paradis de l’exclusion » (terminé d’ailleurs par un SPLENDIDE Godwin). J’avais auparavant eu l’occasion de tomber sur le très intéressant site Douchebags of Grindr, pensé pour dénoncer ces mêmes immondes pratiques, parce que c’est vilain, que c’est pas bien etc etc.

Et là, il me semble qu’on mélange absolument tout. A commencer par le fait de mêler allègrement tout et n’importe quoi. Une chose avant tout, il est nécessaire de signaler que comme le titre de l’article le désigne, nous parlons donc de sites « de drague ». Dès lors, il me semble être franchement stupide un peu catégorique de venir mêler à de vraies annonces racistes & autres de simples messages déclarant que la personne en question n’est pas intéressée par quelqu’un ayant 10-15 ans de plus (ou ci ou ça). Ici, on ne parle pas d’agisme ou quoi que ce soit, mais bien de goûts personnels, d’attirances, qui sont quand mêmes assez essentiels pour l’activité en question à savoir : « la drague » (et mon dieu, c’est quand même le droit de chacun d’avoir des goûts différents?!).

On ne parle pas ici de sites de discussions, où tout en chacun parle, mais de ce qui se fait de pire mieux dans le milieu gay à savoir de la rencontre à but sexuel dans le but de quand même remuer quelques draps (ahem). Et face à l’insistance de certains sur ces sites de rencontre, oui on voit fleurir des messages directs/froids/cassants (à mettre en corrélation peut être avec certains gros lourds?), à ce propos, on vous a dit que tout le monde était gentil tout le temps, non? A raison.

Tout ça pour dire que ça commence à me saouler légèrement de voir mêlé à des affaires de cul coeur des mots graves, dénonçant une injustice monstrueuse et immonde, alors que faisant pourtant partie intimement de « la drague ».

Car, désolé, dans un cas comme ça, les goûts et les couleurs ne se discutent que très peu, et lorsqu’une personne en vient à mettre des « exclusions » pareilles, ce n’est qu’affaire d’honnêteté. C’est peut être parfois mal exprimé, mais ça aura toujours le mérite d’empêcher la personne en face de se faire des films (et de savoir à quoi s’attendre si elle insiste quand même).

P.S.: Et la beauté intérieure est un concept post-moderne suranné, bisous.

RIP Steve Jobs

RIP Steve Jobs

06/10/11 | Blog

Comme beaucoup j’ai appris la mort de Steve Jobs ce matin, par un court sms envoyé par Tom Vea, et en un sens oui ça m’a touché, pour tout ce que ce mec représentait, et l’influence qu’il a eu sur énormément des choses qui m’entourent dans mon travail. Je ne ferai pas le fanboy acharné, ce n’est pas mon genre, mais je ne peux qu’applaudir l’influence de cet homme.

Enormément de choses font partie de la légende d’Apple (et sont facilement démontables: souris, OS, …), mais je pense qu’on ne pourra jamais mesurer à quel point cette société, sous la houlette de Steve Jobs a fait avancer le monde de l’informatique tel qu’on le connait. Le travail effectué sous sa direction en terme d’expérience utilisateur, d’ergonomie et de design a révolutionné profondément notre petit monde (je vous invite d’ailleurs à le constater vous même en page d’accueil de WIRED).

Du point de vue du design informatique, nous n’en serions pas là où nous sommes sans ce type et son influence, voir son obsession, quand à l’importance de la typographie numérique. J’ai rarement vu dans ma (courte) vie quelqu’un donner autant pour sa compagnie et s’investir à un tel point dans des projets auxquels il croyait, tout en étant présent un maximum pour ses clients.

Donc repose en paix Steve Jobs, et merci pour tout ce que tu nous as apporté…

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One Day

One Day

23/09/11 | Critiques

J’avoue que l’affiche m’avait attirée, dans sa sobriété, mais aussi dans l’aspect vintage de la photo. Ca et la réapparition de Jim Sturges que j’avais adoré dans Across the Universe, que demande le peuple? Et force est de constater qu’au début, mes aprioris sur le film semblaient se confirmer.

One Day a tout de la comédie romantique bidon, du film sirupeux, dégoulinant de bons sentiments, et dont le seul but avoué est de vous arracher de pathétiques émotions. Du moins, c’est ce à quoi je m’attendais, avant d’aller le voir.

Bien sûr, on n’assiste pas là à un grand film, mais plutôt à une comédie humaine. Les personnages se révèlent peu à peu attachants, imparfaits, humains. Contrairement à beaucoup d’autres films, j’ai trouvé que One Day ne grossissaient pas les traits de ses personnages, les rendant d’autant plus attachants, tout en, étrangement, amenuisant le côté pathétique du film, en ne cherchant pas à susciter l’émotion outre mesure.

Globalement c’était donc un film tout en douceur, assez agréable à regarder, même si énormément de moments étaient fort attendus et prévisibles. Le concept aussi de traverser 20 ans à travers le même jour était en lui même assez intéressant, donnant une série de « clichés » instantanés d’un moment.

One Day ne casse clairement pas la baraque, et n’est sûrement pas le film de l’année, mais quand les comédies romantiques vire d’ordinaire dans la pire guimauve dégoulinante, il fait la différence.

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